28 septembre 2010

Less Than Zero

Soundtrack: "Narc", Interpol



"Trent est passé chez moi, il a laissé un mot. Mes soeurs me disent qu'il portait un costume hyper-luxueux et conduisait une Mercedes inconnue. "C'est la bagnole d'un ami à moi", leur a déclaré Trent. Il leur a demandé de me dire que Scott avait fait une OD. Je ne sais pas qui est Scott. Il pleut toujours. Et ce soir-là, après avoir reçu trois coups de fil silencieux, je casse un verre en le lançant contre le mur. Personne ne vient me demander ce qui se passe. Je m'allonge ensuite sur mon lit, prend vingt milligrammes de Valium pour accélérer la descente de Coke, mais ça ne m'aide pas vraiment à dormir. J'éteins MTV, mets la radio, mais ne réussis pas à trouver KNAC, si bien que j'éteins la radio, regarde la Vallée, les néons et les tubes fluo sous le ciel pourpre nocturne et je reste là, nu, devant la fenêtre, à regarder les nuages défiler, puis je m'allonge sur mon lit et j'essaie de me rappeler depuis combien de temps je suis de retour à la maison et puis je me lève, arpente ma chambre, allume une autre cigarette en attendant la sonnerie du téléphone. Voilà à quoi ressemblent les nuits quand il pleut."

"Elle s'assoit sur le matelas dès que je me lève. "Parce que...je sais pas", elle soupire. Je la regarde, je ne sens rien, je sors avec ma veste."

Bret Easton Ellis, Moins que zéro. Robert Laffont, coll. "Pavillons", Paris, 2010



25 septembre 2010

Who's There?

Soundtrack: "The Fatalist", Dark Tranquillity


Assis sur cette banquette ridicule (rien que le mot est déjà ridicule), dans cet endroit au nom encore plus ridicule, dans une situation ridicule, je me fais l'effet d'être un ridicule personnage d'un de ces romans que je semble tant apprécier. Un de ces héros sans sentiments, vide, bête et méchant. Un homme comme ce Clay dont je suis la vie chaque soir qui appuie sur la pédale d'accélérateur de sa Buick quand il aperçoit une femme avec ses trois enfants qui demande de l'aide au bord de la route. Je suis là, et j'assiste à la douleur sans broncher. Pire encore, je l'évite autant que je peux. Presqu'au point de m'en marrer. Presque. Les seules sensations, pour autant que l'on puisse parler de sensations, qui m'atteignent sont le bruit des glaçons dans mon verre, le pétillement du liquide gazeux autour de ces glaçons, la fraîcheur du verre contre ma main et un cheveu qui me pend devant l'oeil droit. C'est tout. Pour le reste, je suis un observateur indifférent qui se réjouit du malheur des autres. Est-ce que mes expériences finiront par avoir raison de ce que j'étais? Est-ce que je finirai comme les personnages de mes romans?
Finalement, il n'aura suffit que d'une modification de l'espace matériel pour que tout s'inverse. Merci Maman. Et là, alors que je succombais devant la noirceur de ce qui s'offrait désormais à moi, que tout entier je m'y plongeais pour y chercher une infime lueur, que je finissais par trouver ailleurs que là où je l'attendais, là je repensais à ces vers que j'avais lu la veille. Là, je sentais. J'éprouvais, au plus profond. Et ça ne fait pas que du bien, forcément. Et cette pluie qui n'en finit plus de tomber, ce ciel qui s'assombrit d'instant en instant. L'éclaircie est partie, maintenant tout est gris. Dans les plis, on trouve le plus sombre, le plus violent, le plus dur. On n'a pas toujours envie de le voir resurgir comme ça, au détour d'une image, au détour d'une phrase, mais on n'a pas toujours le choix, non plus.

Haemoglobin.



08 septembre 2010

I Get Emotional


Soundtrack: "Warp 1.9 (Feat. Steve Aoki)", The Bloody Beetroots



You know, there's a funny thing about me. Neither "funny-ahah" nor "funny-peculiar", to quote...well, it doesn't matter anymore, does it? Whatever, this is some place I am the only one to control, where I am the only one to decide pretty much everything, so let's agree (even if you, "you" anonymous reader, actually don't agree) on the fact that it does not matter. Not anymore. This thing, this thing that I personally find "funny-in-a-behaviourally-kind-of-way", is that I have a strong tendency to speak English when drunk. Weird fact. And there's more, even if what I'm going to tell you know is not so surprising, I don't only speak English but I even speak better. I never had a more fluent English conversation than that time (a long time ago) with that American girl at a friend's house whom I've never ever met again. Of course so, I was drunk. To tell you the truth and exemplify my drunkness at the time, I lost her e-mail address which was written on my forearm. I can be such an idiot. Fuck. You know something? I'm tired. I'm fucking tired. Tired of being this disgusting all sweet, nice, tidy, gentle, tender and I-don't-know-what-else boy to the eyes of the judging world we live in. I want to be bad, I want to be dirty, talk dirty, act dirty,  I want to be scandalous, even. Because that seems to work for so many of you out there. I want to be an asshole, since it looks like out there every and each girl is falling for those who treat them like shit. I want to be scandalous, drink until I collapse, try drugs, one-night-shots, I want to try it all. If that comes with destroying myself, so be it, what do I have to loose when I already lost everything I ever really cared about? It reminds me of some nights out. Good times, I can say that without shame. How could a time be bad when don't give a shit about anything, not even yourself? If that's what I have to go through to actually feel something again, well...Bring it on, Babe.


Haemoglobin.



03 septembre 2010

You Promised To

Soundtrack: "Lost", Hadouken!


You left me waiting,
You promised...
You promised to.

Lets all die,
Lets die my way.

Lets all die,

Let them lie.

01 septembre 2010

End Of Year Statement


Soudntrack: "Birthday Call", Girls In Hawaii




23h08. Le premier septembre 2009. Une inconnue posait les derniers mots sur une longue histoire. Une histoire pas toujours drôle, plus souvent malheureuse qu'heureuse, rétrospectivement. J'accumulais les échecs, je me sentais perdu et inutile parce qu'incapable de rendre heureux quelqu'un qui comptait plus que tout pour moi tout autant qu'incapable de réussir sans bavures une année d'étude. Je doublais. Je repassais. Échec à tous les niveaux.

Un an plus tard, j'ai réussi cette foutue année. Et surtout, j'ai trouvé la clé qui ouvre la porte qui donne sur l'escalier qui aboutit à l'étage où se trouve la chambre qui contient le panier avec la clé qui ouvre le coffre dans lequel se trouve la recette du bonheur et l'emplacement plus ou moins précis des ingrédients. Autant dire que le parcours est encore long et semé d'embûches, mais au moins, aujourd'hui, je sais qu'il est possible, je sais ce que je veux atteindre. J'ai un idéal, j'ai un rêve. Et ça, personne ne pourra me l'enlever.

En un an, beaucoup de choses ont changé. D'autres pas. Si j'ai plus de confiance en moi, si je me sens bien dans ma peau, si je sais reconnaître et apprécier à sa juste valeur la vie, je me retrouve toujours dans les mêmes situations. À la différence que je sais désormais m'en protéger, que je choisis d'y être, que je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas. Ce qu'il me faut pour être heureux et ce qu'il ne me faut pas.

Il est 22h22. Cette heure précise signifiait tellement, autrefois.
J'ai repris la plume. Je continue d'avancer dans la voie que je me suis choisie.

Haemoglobin.



In Between


"J'essaie d'être sincère 
De raconter le moins de conneries possible 
Quand j'écris j'espère que tu lys 
Entre les lignes 

On n'a jamais voulu divertir 
On n'a jamais voolu te mentir 
On prend la vie comme elle vient 
Lucides et motivés 
C'est contradictoire, je sais... 

Et même si l'ambiance est maussade 
J'essaie de rester digne 
Et même si le son est mausuade 
Il faut savoir lire entre les lignes 

J'essaie d'être sincère 
Même quand la vie est une chienne 
Même si je doute plus que je n'espère 
Enfin j'&spère... 

On n'a jamais voulu divertir 
On n'a jamais voulu te memtir 

Et même si le son est maussade 
Il feut savoir lire entre les lignes..."

"Entre les Lignes", L'Esprit du Clan