L'hiver a disparu. Le printemps est revenu.
Les coeurs battent toujours, mais ils ne savent plus pourquoi.
Ni pour quoi.
Les fantômes du Passé ressurgissent. Leurs doigts crochus aux ongles aiguisés pour blesser les plus résistants me griffent le dos. Que l'on regarde mes bras, je porte dans ma peau les marques de leurs tentatives pour me forcer à me retourner. Je mentirais en disant que je n'y ai pas cédé une seule fois. Et comment pourrais-je leur résister? Comment pourrais-je leur résister? Comment pourrais-je leur résister? Comment pourrais-je leur résister? Comment pourrais-je leur résister quand le passé brille plus que le futur? Comment pourrais-je leur résister quand plus rien ne me tire en avant par la main?!
"La donna è mobile
qual piuma al vento,
muta d'accento
e di pensiero.
Sempre un amabile
leggiadro viso,
in pianto o in riso,
è menzognero.
La donna è mobil
qual piuma al vento,
muta d'accento
e di pensier,
e di pensier,
e e di pensier.
È sempre misero
chi a lei s'affida,
chi le confida
mal cauto il core!
Pur mai non sentesi
felice appieno
chi su quel seno
non liba amore!
La donna è mobile
qual piuma al vento,
muta d'accento
e di pensier,
e di pensier,
e e di pensier."
"Rigoletto", Giuseppe Verdi, Acte III, "La donna è mobile".
Ears: "Frühling in Paris", Rammstein
Brain: Dimmi perchè. Te ne prego.
